mardi 7 juillet 2009

Déplacement dans le paysage







lundi 6 juillet 2009


La petite maison dans la prairie, première partie, dans les Monts d'Arrée

dimanche 21 juin 2009

Monts d'Arrée





Quelques images du tournage.

mardi 31 mars 2009

Le québec









Résumé du film
sous titre : Mobile Home
Cette vidéo reprend la thématique de l’habitat mobile dans la culture des pionniers et de la recherche d’un endroit où survivre sur terre.
Dans la première partie les maisons maquettes s’envolent au bord de la mer à l’ouest de la Bretagne de la plage des Blancs Sablons. La petite maison atterrit sur une plage du village de Blanc Sablon sur la Basse Côte Nord du Québec. Un homme, un personnage comme sorti d’un western la charge sur le toit d’une maison mobile. Commence un road movie à travers le nord du Québec et le Labrador en passant par Gagnon ville où la maison tente de s’implanter sans succès. Et le voyage continue sans fin...

La petite maison dans la prairie 2




Changement de paysage, on se retrouve en bord de mer.
On retrouve le marcheur/observateur arpentant des zones de ruines. La caméra découvre en le suivant des architectures de la seconde guerre mondiale à l’abandon. Il tient toujours dans la main la maquette de la petite maison. Il la dispose parfois devant ces constructions.

la petite maison dans la prairie 1

Extrait du film en Bretagne
Changement de paysage : plus valloné, un peu désertique qui peut faire penser aux grandes plaines américaines : un plan large très large sur le paysage. La prise de vue est réalisée dans les Monts d’Arrée.
Deux personnages apparaissent dans le paysage : un observateur à pied et un cavalier. Ils traversent le cadre et montrent le chemin mais on ne sait pas vraiment où ils vont. Ils portent une maquette de la maison : sur le cheval, à la main ou la traine derrière eux. Leur attitude s’inspirent des caractères de personnages de films de genre : le documentaire sur la nature ou découverte de culture méconnues ou le western.
Le cavalier traverse lentement le cadre très large jusqu’à la Montagne Saint Michel. On le distingue au loin sur la crête de la colline. Un observateur guette... se déplace. Ils se surveillent, se déplacent pour trouver de meilleurs postes d’observation, mais on n’arrive pas à savoir lequel guette l’autre. Ils disparaissent du cadre.














lundi 30 mars 2009

La petite maison dans la prairie



Assaillis de toutes parts et par tous les moyens, moi et ma maison ne jouissons que d’une paix relative. N’était la question des bagages, nous ferions tous les deux nos valises et quitterions le pays.
D’après la nouvelle d’Herman Melville : I and my Chimmney 1956.

Cette vidéo pose la question de la maison comme idéal d’habitat, en tension avec l’idée transcendantale de l’accomplissement de soi à la conquête de l’ouest. Le continent nord américain et en particulier la côte québécoise est superposée avec l’ouest de l’Europe : la pointe bretonne où j’habite depuis peu. Mon point de vue s’est délocalisé sur un territoire à l’extrême ouest d’un continent.
Il découle d’une recherche récurrente dans mon travail sur « l’habiter » dans sa dimension spatiale, temporelle, architecturale, économique, géographique... et aussi dans le rapport au corps.
Depuis mon installation à Brest la question du point de vue sur le monde s’est délocalisé sur un territoire à l’extrême ouest d’un continent. Le point de vue, de l’endroit où l’on porte un regard sur le monde est un axe de réflexion qui s’est développé, avec par exemple la dernière pièce visible en ligne :
www.imaginarylandscape.fr

La question de la mobilité et l’appartenance à un réseau mondial met aussi en avant le rapport d’échelle et la relation à l’espace privé/public et par extension notre relation à l’autre, au voisin, à l’étranger.

Le rapport au paysage est apparu dans mon travail par porosité avec le lieu que j’habite, une région de littoral avec des éléments naturels très forts et identifiés. Jusqu’ici le travail sur l’urbain était dominant. Il s’inscrit dans une longue tradition de la représentation du paysage et la place du « regardeur », du faiseur de paysage. Mais c’est avec un médium très populaire, hors tradition : l’installation vidéo que j’ai choisi de le traiter pour ce projet.

L’installation vidéo dans sa forme comporte deux écrans juxtaposés avec les deux cartes du parcours en Bretagne et au Québec. Une interface (souris, clavier...) permet au spectateur de s’arrêter sur des lieux et de se créer lui même sont parcours sur l’une des cartes. Lorsqu’il clique, il déclenche la lecture de séquences simultanément des deux côtés de l’atlantique. Il a donc une vision stéréoscopique.